La pâte à tartiner est calorique, trop grasse, trop sucrée.
Avec en moyenne 550 Cal aux 100 g, 30% de lipides et une fâcheuse tendance à nous rendre accro, la pâte à tartiner fait vite pencher la balance du mauvais côté.
Mais relativisons !
"Quand on compare sa composition avec celle du chocolat, les chiffres sont proches", souligne Sylvie Aubonnet-Caupin, nutritionniste.
Elle est aussi calorique, aussi grasse, aussi sucrée… mais pas plus.
Si elle permet aux enfants de manger du pain, c’est mieux que des cookies, qui sont presque aussi gras et sucrés (500 Cal pour 100 g de cookies au chocolat, soit 5, ce qui est vite mangé).
Si elle les incite à petit-déjeuner, c’est aussi un bon point.
Enfin, 10 g de pâte à tartiner sur du pain contiennent autant de calories qu’une noisette de beurre et une petite cuillère de confiture.
"Le problème avec la pâte à tartiner, c’est la quantité", poursuit notre experte.
Certaines pâtes à tartiner sont, en revanche, composées d’huile de colza, riche en oméga-3.
Un must.
Mais elles se conservent un peu moins bien.
Que valent les pâtes à tartiner allégées ?
La matière grasse et le sucre y sont drastiquement réduits.
Par exemple, la pâte à tartiner Régime Dukan (3,80 € le pot de 220 g) apporte 240 Cal et 6,7% de lipides pour 100 g.
Le secret ?
Des édulcorants (isomalt, sorbitol, maltitol), de l’eau, 10 % de noisettes, du lait écrémé, du cacao et des épaississants pour la texture.
Chez Guy Roux, dont le chocolat sans sucre a reçu le prix Goût et Santé 2010, elle se compose de 40 % de noisettes, de pâte et beurre de cacao, et d’édulcorants (6,50€ le pot de 220 g).
En bouche ?
Ces deux-là sont vraiment réussies.
Mais ce n’est pas une raison pour en manger deux fois plus !